Derrière un canapé, contre le mur du fond, câble tendu jusqu’à la prise électrique la plus proche. Voilà le refuge habituel de la box internet dans des millions de foyers français. Un emplacement devenu tellement naturel qu’on n’y pense même plus. Discret, pratique, oublié. Jusqu’au jour où les températures grimpent et où la connexion commence à flancher sans raison apparente. Les vidéos qui saccadent, les pages qui mettent une éternité à charger, les appels qui coupent. On accuse l’opérateur, on redémarre le routeur, on s’énerve devant l’écran. Pourtant, le vrai coupable se trouve à quelques centimètres du sol, coincé dans un espace confiné où l’air ne circule pas.
Ce petit boîtier discret, qu’on a pris l’habitude de cacher comme un objet honteux, n’est pas qu’un simple relais de connexion. C’est un appareil électronique qui chauffe, qui respire, qui a besoin d’espace pour fonctionner correctement. Le placer derrière un meuble n’est pas qu’une question d’esthétique ratée : c’est une erreur technique aux conséquences bien réelles. La découverte survient souvent par hasard, lors d’un réaménagement du salon ou d’un ménage de printemps plus approfondi que d’habitude. Le jour où la box quitte enfin son refuge poussiéreux, la surprise est totale. Les coupures estivales disparaissent comme par magie, le débit retrouve des couleurs dans toutes les pièces, et on se demande comment on a pu vivre aussi longtemps avec une connexion bridée par un simple problème de placement. Cette découverte tardive révèle une réalité méconnue : la position de votre box internet détermine autant la qualité de votre réseau que votre abonnement lui-même.
En bref
- Température critique : une box internet fonctionne normalement entre 0 et 35°C, au-delà elle se met en protection et coupe la connexion
- Effet suffocation : coincée derrière un canapé contre un mur, la box rejette sa chaleur dans un espace confiné et surchauffe rapidement
- Double problème : mauvaise ventilation et mauvaise propagation des ondes wifi dans tout le domicile
- Symptômes révélateurs : redémarrages aléatoires, débits variables, coupures systématiques en fin d’après-midi l’été
- Solution simple : déplacer la box vers un emplacement central, surélevé et ventilé résout les coupures et améliore le signal
- Bénéfices immédiats : connexion stable même en période de canicule, meilleure couverture wifi dans toutes les pièces
La physique implacable derrière votre canapé
Chaque été, des millions de box internet françaises subissent le même sort silencieux. Elles suffoquent, littéralement, dans leur cachette mal choisie. Le problème ne vient ni de l’abonnement souscrit, ni du réseau de l’opérateur, ni même d’une quelconque défaillance technique. C’est la thermodynamique, pure et simple, qui entre en jeu. Une box internet fonctionne selon un principe de refroidissement passif, exactement comme un smartphone ou un ordinateur portable sans ventilateur. Elle produit de la chaleur en fonctionnant et compte sur l’air ambiant pour évacuer cette chaleur naturellement. Sauf que pour que ce système fonctionne, encore faut-il que l’air environnant soit suffisamment frais et puisse circuler librement.
Derrière un canapé, contre une cloison en béton qui accumule la chaleur toute la journée, la box se retrouve dans une situation impossible. Elle rejette de la chaleur dans un espace déjà chaud, où l’air est stagnant. Le flux thermique ne peut plus s’évacuer correctement. La température interne du boîtier grimpe progressivement, bien au-delà des seuils recommandés. Les composants électroniques, sensibles à ces variations, commencent à ralentir leur activité par mesure de protection automatique. C’est à ce moment précis que vous perdez la connexion, généralement entre 15 et 18 heures, quand la chaleur est à son pic dans le logement.
Les fabricants de box internet indiquent clairement les plages de température de fonctionnement dans leurs notices techniques. Une box standard fonctionne normalement entre 0 et 35°C. Certains opérateurs, comme Orange, précisent que leurs modèles peuvent tolérer des températures allant de -5 à +45°C. Mais attention : ces chiffres représentent des maximums absolus, pas des conditions idéales. Au-delà de 35°C ambiants, les risques de dysfonctionnement augmentent significativement. Or, derrière un canapé plaqué contre un mur exposé plein sud, la température locale peut facilement atteindre 45°C en surface, voire plus à l’intérieur du boîtier fermé. Les étés français ont changé, les canicules sont plus fréquentes et plus intenses, et ce petit détail d’emplacement est devenu un véritable enjeu de continuité de service pour des millions de foyers.
Quand le wifi devient victime de son propre succès
L’ironie de la situation tient en quelques mots : on cache la box précisément parce qu’elle est devenue indispensable. Dans les années 2000, on acceptait volontiers de voir un modem trôner sur le bureau. Aujourd’hui, on veut profiter d’une connexion wifi invisible, qui irrigue chaque recoin du domicile sans qu’on ait à penser à son origine matérielle. Le canapé devient alors la cachette idéale : accessible pour brancher l’appareil, assez discret pour qu’on l’oublie, proche d’une prise murale. Ce réflexe décoratif crée pourtant les conditions parfaites d’une catastrophe thermique annoncée.
Les tissus du canapé, la structure en bois ou en métal du cadre, les coussins empilés : tous ces éléments forment une barrière physique qui empêche l’air de circuler. La poussière s’accumule plus rapidement dans ces espaces confinés, obstruant progressivement les grilles d’aération de la box. Chaque millimètre de poussière agit comme une petite couverture thermique supplémentaire. En hiver, le problème reste supportable. Mais dès que les beaux jours arrivent, cette combinaison devient fatale. La box chauffe, l’air ne circule pas, la température grimpe, les composants ralentissent, la connexion coupe. C’est un cercle vicieux qu’un simple geste aurait pu éviter : placer correctement sa box internet dès l’installation initiale.
Les signaux que votre box vous envoie depuis sa cachette
Une box internet qui surchauffe ne tombe pas en panne du jour au lendemain. Elle envoie des signaux, des avertissements subtils que la plupart des utilisateurs interprètent mal. Le premier symptôme, le plus courant, ce sont les redémarrages aléatoires. La box s’éteint puis se rallume toute seule, sans intervention humaine. On pense à un bug logiciel, à une mise à jour automatique qui se passe mal, parfois même à un problème sur le réseau de l’opérateur. En réalité, c’est le système de protection thermique qui entre en action. La box détecte que sa température interne dépasse le seuil de sécurité et déclenche un arrêt d’urgence pour éviter d’endommager ses composants.
Autre signe révélateur : les débits variables sans raison apparente. Le matin, tout fonctionne parfaitement. L’après-midi, les pages web mettent une éternité à charger. Le soir, ça redevient correct. Cette courbe de performance suit exactement la courbe de température de la journée. Entre 14 et 18 heures, quand le soleil tape sur la façade et que l’air ambiant atteint son maximum, la box souffre le plus. Les processeurs ralentissent automatiquement leur fréquence pour produire moins de chaleur, ce qui impacte directement les performances du réseau. On parle de throttling thermique, un phénomène bien connu dans le monde informatique mais rarement associé aux box internet par le grand public.
| Symptôme observé | Cause probable | Moment d’apparition |
|---|---|---|
| Redémarrages spontanés | Protection thermique activée | Milieu d’après-midi en été |
| Débit fortement réduit | Processeur en throttling | Heures les plus chaudes |
| Coupures de connexion | Surchauffe critique | Après plusieurs heures d’exposition |
| Boîtier brûlant au toucher | Ventilation insuffisante | En permanence si mal placée |
| LED clignotantes anormales | Mode dégradé pour préserver l’appareil | Variable selon le modèle |
Le test du toucher reste le plus simple à effectuer. Un boîtier de box internet doit être tiède au toucher, jamais brûlant. Si vous ne pouvez pas garder votre main posée dessus plus de quelques secondes, c’est que la température est anormalement élevée. Dans ce cas, l’urgence est réelle. Une box qui fonctionne en permanence à haute température vieillit deux fois plus vite. Les condensateurs se dégradent, les soudures fatiguent, les composants perdent en fiabilité. Ce qui devrait durer cinq ans ne tiendra peut-être que deux ans. Et le jour où l’appareil rendra l’âme, on accusera l’obsolescence programmée alors que le vrai coupable, c’est l’emplacement choisi des années plus tôt.
Les coupures estivales ne sont pas une fatalité
Beaucoup d’utilisateurs finissent par s’habituer à ces désagréments saisonniers. Ils se disent que c’est normal, que tous les voisins ont le même problème, que les réseaux sont saturés l’été quand tout le monde est en télétravail ou en vacances à domicile. Cette résignation est infondée. Une box correctement placée et correctement ventilée ne devrait jamais couper en été, même lors des canicules les plus intenses. Le problème n’est pas dans le réseau, il est dans votre salon. Certains emplacements sont particulièrement à risque et nécessitent une intervention rapide avant l’arrivée des grosses chaleurs.
Les techniciens des opérateurs téléphoniques connaissent bien ce phénomène. Ils reçoivent un pic d’appels dès que les températures dépassent durablement les 30°C. La première question qu’ils posent désormais : où est située votre box ? Derrière un meuble, dans un placard, sous une étagère fermée ? Dans neuf cas sur dix, le simple déplacement de l’appareil résout le problème sans nécessiter d’intervention technique ni de remplacement matériel. C’est gratuit, ça prend cinq minutes, et les bénéfices sont immédiats et durables.
Où placer sa box pour réconcilier signal et température
Le déplacement d’une box internet n’est pas qu’une opération de maintenance thermique. C’est aussi et surtout une opportunité de repenser complètement la couverture wifi de son domicile. Les ondes wifi se propagent en cercles concentriques depuis les antennes de la box. Plus l’appareil est placé au centre géographique du logement, plus la distribution du signal sera homogène dans toutes les pièces. C’est un principe simple mais souvent négligé. On installe la box là où arrive la prise téléphonique, sans réfléchir à la géométrie du logement. Résultat : certaines pièces sont baignées de wifi pendant que d’autres peinent à capter deux barres sur cinq.
L’emplacement idéal combine plusieurs critères. D’abord, la hauteur. Une box placée entre 1,5 et 2 mètres du sol diffuse son signal beaucoup plus efficacement qu’une box au ras du plancher. L’air chaud monte naturellement : en surélevant l’appareil, on améliore sa ventilation passive. Les ondes wifi, elles, se propagent mieux depuis une position haute car elles rencontrent moins d’obstacles physiques. Meubles bas, canapés, chaises : tout ce mobilier crée des zones d’ombre pour le signal. En plaçant la box en hauteur, on réduit drastiquement ces perturbations.
Ensuite, la centralité. Si votre logement mesure 80 mètres carrés, essayez de placer la box le plus près possible du point central. Dans un appartement rectangulaire, ça signifie souvent le couloir ou le salon côté intérieur, pas près de la fenêtre. Dans une maison à étages, l’idéal est le palier du premier étage, pas le sous-sol ni le grenier. Cette logique géométrique simple transforme radicalement la qualité de réception. Les pièces les plus éloignées gagnent une ou deux barres de signal, les coupures intempestives disparaissent, les débits se stabilisent.
Les erreurs d’emplacement qui persistent par habitude
Certaines idées reçues ont la vie dure. Beaucoup pensent encore qu’il faut placer la box près d’une fenêtre pour que le signal « sorte » mieux. C’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire. Une box près d’une fenêtre expose votre réseau wifi aux tentatives de connexion depuis l’extérieur, augmente les interférences avec les réseaux voisins, et surtout expose l’appareil aux rayons directs du soleil. Une vitre orientée sud en été transforme n’importe quel rebord de fenêtre en four. La température peut y dépasser les 50°C, un niveau absolument incompatible avec le fonctionnement normal d’un équipement électronique.
Autre erreur fréquente : regrouper tous les appareils électroniques au même endroit. La box, le décodeur TV, la console de jeux, le disque dur externe, le chargeur de téléphone, tout ça entassé dans le même meuble télé. Chaque appareil produit de la chaleur. Additionnées, ces sources créent un microclimat local où la température grimpe de plusieurs degrés par rapport au reste de la pièce. De plus, certains appareils génèrent des interférences électromagnétiques qui perturbent le signal wifi. Le micro-ondes est le champion dans cette catégorie : quand il fonctionne, il peut littéralement faire disparaître la bande 2,4 GHz dans un rayon de plusieurs mètres. Raison supplémentaire pour éloigner la box de la cuisine.
Les gestes concrets pour un été sans coupure
Déplacer sa box internet commence par vérifier la longueur des câbles disponibles. Le câble téléphonique ou fibre optique qui relie la prise murale à la box est souvent court. Si l’emplacement idéal se trouve trop loin, il existe des rallonges spécifiques, disponibles chez les opérateurs ou dans le commerce spécialisé. Pour le câble électrique, une multiprise positionnée intelligemment peut suffire. L’investissement est minimal, quelques euros tout au plus, mais les bénéfices sont considérables. Une fois la box déplacée, prenez le temps de mesurer le débit dans différentes pièces avec votre smartphone. Comparez avec les relevés précédents. La différence est souvent spectaculaire.
La ventilation autour de la box nécessite une attention particulière. Laissez au moins 3 centimètres d’espace libre de chaque côté du boîtier, particulièrement autour des grilles d’aération. Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais c’est l’espace minimum pour que la convection naturelle fonctionne correctement. L’air chaud, plus léger, s’élève et est remplacé par de l’air frais qui entre par le bas. Ce mouvement perpétuel maintient la température à un niveau acceptable. Si la box est collée contre un mur ou coincée dans un meuble fermé, cette circulation est impossible.
- Positionner la box sur une étagère ouverte plutôt que dans un meuble fermé
- Éviter les espaces confinés type placard ou armoire
- Surélever légèrement l’appareil avec des patins ou un support aéré
- Éloigner la box d’au moins un mètre des appareils générateurs de chaleur
- Ne jamais obstruer les grilles d’aération avec des objets décoratifs
- Orienter les antennes selon les recommandations du fabricant (verticales généralement)
- Nettoyer régulièrement la surface et les grilles avec un chiffon sec
Certains modèles de box peuvent être installés à la verticale. Cette position améliore encore la dissipation thermique, à condition que les grilles d’aération principales soient situées en haut et en bas de l’appareil. Vérifiez la notice technique de votre modèle ou consultez le site de votre opérateur. La plupart des fabricants conçoivent leurs boîtiers pour fonctionner dans les deux positions, mais certains modèles plus anciens n’ont pas été prévus pour cela. En cas de doute, conservez la position horizontale classique, mais surélevée et bien ventilée.
Les solutions actives pour les situations extrêmes
Quand la température ambiante dépasse durablement les 35°C, même un emplacement optimal peut ne pas suffire. Dans les régions du sud de la France, les canicules de juillet et août atteignent désormais régulièrement les 40°C en intérieur dans les logements mal isolés. Les combles, certains appartements sous les toits, les maisons sans climatisation : autant de situations où la box peut souffrir malgré toutes les précautions. La solution passe alors par un ventilateur dédié.
Il existe des ventilateurs USB spécialement conçus pour refroidir les équipements électroniques. Compacts, silencieux, ils consomment moins de 5 watts et coûtent généralement entre 10 et 20 euros. Positionnés à proximité de la box, ils créent un flux d’air dirigé qui améliore considérablement la dissipation thermique. Certains modèles s’alimentent directement sur le port USB de la box elle-même, d’autres nécessitent une prise secteur. Le gain thermique peut atteindre 10 à 15 degrés, de quoi faire la différence entre une box qui fonctionne et une box qui coupe toutes les deux heures.
Le nettoyage régulier constitue une autre mesure préventive essentielle. La poussière s’accumule insidieusement sur et dans les grilles d’aération. Une fine couche, invisible au premier coup d’œil, peut réduire de moitié l’efficacité du refroidissement passif. Un passage rapide avec un chiffon sec toutes les deux semaines en été suffit. Pour les grilles difficiles d’accès, une bombe à air comprimé, comme celles utilisées pour nettoyer les claviers d’ordinateur, fait des merveilles. Cette opération de maintenance prend moins de deux minutes et prolonge significativement la durée de vie de l’appareil. Optimiser l’emplacement de votre installation reste la base, mais l’entretien régulier complète efficacement cette démarche.
La surprise cachée derrière le déplacement
La vraie découverte, celle qui transforme un simple geste technique en révélation domestique, c’est l’amélioration globale de la vie numérique du foyer. En déplaçant sa box, on ne résout pas qu’un problème de surchauffe estivale. On corrige simultanément des années de wifi médiocre qu’on avait fini par accepter comme une normalité. La chambre du fond qui ne captait jamais correctement ? Elle reçoit maintenant un signal stable. Le bureau à l’étage où les visioconférences saccadaient ? Les appels passent désormais sans accroc. Le jardin où impossible de consulter ses mails ? Le réseau arrive enfin jusqu’à la terrasse.
Cette amélioration n’a rien de magique. Elle découle mécaniquement du changement de position de l’émetteur. Les ondes wifi, comme toutes les ondes radio, suivent des lois physiques précises. Elles se réfléchissent sur les surfaces métalliques, sont absorbées par les murs en béton, passent facilement à travers le bois et le plâtre. Un déplacement de quelques mètres peut complètement modifier la carte de propagation dans un logement. La box qui était coincée derrière le canapé, contre le mur du fond, diffusait essentiellement vers l’arrière, dans ce même mur. Déplacée au centre de la pièce, en hauteur, elle irrigue désormais toutes les directions de manière équilibrée.
Les appareils connectés du domicile profitent immédiatement de ce changement. Les téléviseurs intelligents ne mettent plus dix secondes à charger une application. Les enceintes connectées répondent du premier coup. Les caméras de surveillance ne perdent plus la connexion trois fois par jour. Les objets connectés, de plus en plus nombreux dans les foyers modernes, sont particulièrement sensibles à la qualité du signal wifi. Une sonnette connectée qui fonctionne parfaitement à deux mètres de la box mais qui coupe régulièrement à cinq mètres révèle un problème de couverture. Le déplacement de la box règle ces micro-déconnexions qui, accumulées, gâchent l’expérience utilisateur au quotidien.
Le retour d’expérience après quelques semaines
Les premiers jours après le déplacement, la différence se fait surtout sentir sur la stabilité de la connexion. Plus de coupures intempestives, plus de ralentissements inexpliqués en milieu d’après-midi. Mais c’est au bout de quelques semaines que l’impact réel se mesure. La box ne redémarre plus toute seule. Le débit reste constant à toute heure de la journée. Les mises à jour automatiques des appareils connectés se font sans problème, y compris pour les équipements situés dans les pièces éloignées. L’ensemble du réseau domestique gagne en fiabilité et en performance. Pour certains utilisateurs, dans des configurations particulièrement défavorables au départ, le gain peut atteindre 40 à 50% sur les débits mesurés dans les pièces les plus éloignées. C’est comme si on avait changé d’abonnement, sans débourser un centime supplémentaire.
L’été suivant confirme la pertinence du changement. Même lors des canicules les plus sévères, la connexion reste stable. La box ne surchauffe plus, les composants travaillent dans leur plage de température nominale, la durée de vie de l’appareil s’en trouve mécaniquement prolongée. On découvre alors qu’on peut cacher intelligemment une box sans sacrifier ses performances. Des solutions décoratives existent, comme des étagères ajourées ou des cache-box ventilés, qui concilient esthétique et efficacité technique. L’idée n’est pas de transformer son salon en salle serveur, mais de trouver un équilibre entre discrétion visuelle et respect des contraintes techniques. C’est tout à fait possible, à condition d’y réfléchir un minimum au moment du choix de l’emplacement.
Au-delà du simple déplacement, repenser son réseau domestique
Le déplacement de la box ouvre parfois la porte à une réflexion plus large sur l’architecture du réseau domestique. Dans les grands logements, même une box parfaitement placée ne suffira pas toujours à couvrir l’intégralité de la surface habitable. Les murs porteurs en béton armé, les structures métalliques, les distances supérieures à 15 mètres : autant d’obstacles qui limitent la portée des ondes wifi. Dans ces situations, des solutions complémentaires deviennent nécessaires. Les répéteurs wifi, les systèmes mesh, les adaptateurs CPL avec borne wifi intégrée : ces équipements étendent la couverture au-delà des capacités de la box seule.
Mais avant d’investir dans du matériel supplémentaire, le placement optimal de la box reste la base incontournable. Un répéteur installé pour compenser un mauvais emplacement de la box principale ne sera jamais aussi efficace qu’une box bien placée dès le départ. C’est la même logique qu’en photographie : on ne corrige pas en post-production ce qu’on peut faire correctement à la prise de vue. Ici, on ne compense pas avec du matériel ce qu’un bon emplacement initial règle naturellement. Les techniciens réseau le répètent : la majorité des problèmes de couverture wifi dans les logements de taille moyenne se règlent uniquement par le repositionnement de la box. Les cas nécessitant réellement des équipements additionnels sont plus rares qu’on ne le pense.
La configuration logicielle joue également un rôle. Une fois la box correctement positionnée, prenez le temps de vérifier les réglages dans l’interface d’administration. Le choix du canal wifi, par exemple, peut faire une différence notable dans les zones urbaines denses où les réseaux voisins se superposent. La bande 5 GHz, moins encombrée que la 2,4 GHz, offre de meilleurs débits sur des distances courtes. Les paramètres de sécurité, souvent laissés en configuration par défaut, méritent aussi d’être revus. Un réseau bien sécurisé, c’est un réseau qui ne partage pas sa bande passante avec des connexions parasites. Ces optimisations logicielles, combinées à un placement physique optimal, transforment une installation wifi moyenne en installation performante.
Les bénéfices insoupçonnés sur la facture énergétique
Voici un aspect rarement évoqué : une box qui fonctionne à température normale consomme moins qu’une box en surchauffe permanente. Les composants électroniques surchauffés augmentent leur résistance, ce qui entraîne une surconsommation électrique. L’écart n’est pas énorme, quelques watts tout au plus, mais sur une année complète, ça finit par se voir sur la facture. Plus important encore : en évitant les redémarrages fréquents et les dysfonctionnements thermiques, on prolonge la durée de vie de l’appareil. Une box bien traitée dure facilement cinq à six ans. Une box maltraitée thermiquement peut rendre l’âme au bout de deux ans. Le coût de remplacement, qu’il soit à la charge de l’opérateur ou de l’abonné selon les cas, représente une perte économique et un déchet électronique évitable.
L’impact environnemental mérite d’être souligné. Chaque box internet contient des métaux rares, des plastiques issus du pétrole, des composants électroniques dont la fabrication nécessite énormément d’énergie et de ressources. Prolonger leur durée de vie de quelques années, multiplié par les millions d’appareils en service en France, représente un gisement d’économie de ressources considérable. Un simple geste, déplacer un boîtier de quelques mètres, contribue à sa modeste échelle à réduire l’empreinte écologique du numérique. C’est un co-bénéfice inattendu mais bien réel d’une pratique initialement motivée par des considérations purement techniques.
Quelle est la température maximale supportée par une box internet ?
Une box internet fonctionne normalement entre 0 et 35°C. Certains modèles tolèrent jusqu’à 45°C, mais au-delà de 35°C, les risques de dysfonctionnement augmentent significativement. Les composants se mettent en protection thermique, provoquant des ralentissements ou des coupures de connexion. Il est recommandé de maintenir la box dans un environnement ventilé où la température ambiante ne dépasse pas 30°C.
Pourquoi ma connexion wifi coupe-t-elle systématiquement en été ?
Si votre connexion coupe régulièrement en été, surtout en milieu d’après-midi, c’est probablement un problème de surchauffe de la box. Lorsque la température interne dépasse les seuils de sécurité, l’appareil se met en protection et redémarre automatiquement. Ce phénomène survient particulièrement si la box est placée dans un espace confiné, contre un mur exposé au soleil, ou derrière un meuble qui empêche l’air de circuler.
Quel est le meilleur emplacement pour une box internet dans un logement ?
L’emplacement idéal combine trois critères : un positionnement central dans le logement pour une diffusion homogène du signal, une hauteur comprise entre 1,5 et 2 mètres du sol pour éviter les obstacles, et un espace bien ventilé avec au moins 3 cm d’espace libre autour de l’appareil. Évitez les placards fermés, les emplacements derrière les meubles, et surtout la proximité des fenêtres ensoleillées ou des appareils générateurs de chaleur.
Peut-on utiliser un ventilateur pour refroidir une box internet ?
Oui, c’est même une solution efficace dans les logements où la température ambiante dépasse régulièrement 35°C. Des ventilateurs USB spécialement conçus pour les équipements électroniques coûtent entre 10 et 20 euros et peuvent réduire la température de la box de 10 à 15 degrés. Ils sont compacts, silencieux et consomment très peu d’énergie, tout en prolongeant significativement la durée de vie de l’appareil.
Le simple déplacement d’une box peut-il vraiment améliorer le débit wifi ?
Absolument. Les ondes wifi se propagent en cercles concentriques depuis la box. Un emplacement central et surélevé améliore la couverture dans toutes les pièces. De nombreux utilisateurs constatent des gains de débit de 30 à 50% dans les pièces éloignées après avoir simplement déplacé leur box d’un emplacement contre un mur vers une position centrale et surélevée. C’est une optimisation gratuite et immédiatement efficace.

